Objectif 40 000 kits

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Total

Notre exigence citoyenne concrète :

Le retrait du permis d’exploration de Montélimar

Total, quatrième géant pétrolier et gazier mondial, est le champion français toutes catégories de la pollution et de l’évasion fiscale. Il figure dans le top 50 mondial des émetteurs de CO2 et affiche un profit de 9,3 milliards d’euros en 2015, mais ne paie toujours pas d’impôt sur les sociétés en France où la multinationale est, soi-disant, « déficitaire ».

Sables bitumineux au Canada

En Alberta, au Canada, Total exploite les sables bitumineux, le pétrole le plus sale du monde. La multinationale peut compter sur le soutien de François Hollande, qui a notamment vanté le “savoir-faire” de Total lors de sa visite au Canada en novembre 2014, au mépris des lourds impacts sociaux et climatiques de ces projets.

Gaz de schiste en France

En France, les collectifs anti-gaz de schiste ont arraché en 2011 l’adoption d’une loi qui a interdit l’utilisation de la “fracturation hydraulique” pour l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, d’où l’abrogation du permis d’exploration de Montélimar détenu par Total. Mais la multinationale a attaqué cette décision et a obtenu gain de cause en janvier 2016. Pour convaincre le juge, Total a mis en avant “sa volonté de ne pas recourir à la fracturation hydraulique” mais à “d’autres techniques encore en cours de développement”. Or, il n’existe actuellement aucune autre technique que la fracturation hydraulique pour forer la roche-mère. Il est donc urgent de se mobiliser pour stopper Total et obtenir une interdiction définitive de l’exploitation du gaz de schiste en France.

Qu’est ce que le “permis de Montélimar” ?

C’est un permis d’exploration du gaz de schiste détenu par Total sur un territoire de près de 5 000 km², s’étendant sur cinq départements (Ardèche, Drôme, Gard, Hérault, Vaucluse) dans le sud-est du pays. Il avait été abrogé le 13 octobre 2011, suite à la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique.

Les gaz de schiste ne sont-ils pas une bonne énergie de transition ?

Non. L’exploitation du gaz de schiste est très consommatrice d’eau, d’adjuvants chimiques et d’hydrocarbures et présente d’énormes risques de pollution des nappes phréatiques. Elle nécessite des investissements très coûteux pour son exploration et son exploitation, sans oublier les pipelines nécessaires à son acheminent. Pire, le processus d’exploitation de gaz de schiste engendre d’importantes fuites de méthane à chaque étape. Le méthane est encore plus dangereux que le CO2 en termes de réchauffement climatique : 100 fois plus puissant pour la première décennie après son émission, 86 fois sur vingt ans, et 34 fois sur un siècle.

Les bulles du gaz de schiste vont-elles provoquer une crise financière ?

C’est en cours. Les entreprises qui ont misé sur les hydrocarbures non conventionnels avec des investissements estimés à 5 400 milliards de dollars sont fortement endettées. Ces dettes ont attiré l’avidité du secteur financier qui les a largement titrisées via des “junk bond”, des obligations à haut rendement très risquées. Or, avec la chute du prix du pétrole, des dizaines d’entreprises ont déjà fait faillite et le mouvement devrait s’amplifier en 2016, risquant de faire exploser la bulle spéculative liée à ce secteur.

  • Algérie : Total doit clarifier sa position sur l’utilisation de la fracturation hydraulique

    vendredi 6 mars 2015

    Parti d’In Salah, une ville de 50 000 habitants au cœur du Sahara, un mouvement citoyen opposé à l’exploitation des gaz de schiste secoue l’Algérie depuis fin décembre 2014. À la veille de notre première journée d’action, Basta ! et l’Observatoire des multinationales rendent public un rapport visant à éclairer les ressorts de cette résistance citoyenne. Il interroge le rôle de Total et celui des États algériens et français dans les projets d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste en Algérie

  • Gaz de schiste en Algérie : le requin Total se retire sur la pointe des pieds ?

    jeudi 12 février 2015

    La multinationale Total que nous ciblons dans le cadre de la seconde édition du kit anti requins vient de publier en catimini une information clé passée inaperçue jusqu’à ce jour : « Actualisation janvier 2015 : Le permis d’exploration d’Ahnet étant arrivé à échéance le 6 juin 2014, Total n’y est plus présent depuis cette date ».
    Une simple coïncidence ? Notre décryptage.

  • Total

    samedi 17 janvier 2015

    L’exigence citoyenne concrète

    Le retrait du projet d’extraction de gaz de schiste d’Ahnet en Algérie.
    Objectif atteint en janvier 2015 ! Voir notre communiqué

    Nouvelle exigence

    L’engagement à ne pas s’impliquer dans les projets de gaz de Schiste en Algérie

    Mobilisation en partenariat avec :

Visuels et autocollants

Documents joints

Agir individuellement et collectivement

Il suffit d’un geste simple et accessible à toutes et à tous pour agir : coller un autocollant. La force de ce geste, c’est qu’il peut être reproduit à tout moment, partout en France. Les kits sont financés via des dons en ligne de 5€ à 500€ sur ce siteet sont envoyés gratuitement. Le site permet de suivre l’avancement des mobilisations et de diffuser l’information, autour de vous, à votre famille, vos amis et via Internet et les réseaux sociaux.

Où coller ces autocollants ?

Vous pouvez afficher ces autocollants sur vos véhicules, vos objets du quotidien, dans la rue… Nous vous rappelons que les coller sur du matériel ou une installation de Vinci peut être considéré, selon la loi, comme “dégradation volontaire du bien d’autrui causant un dommage léger” et être passible d’une contravention de la 5e classe pouvant entraîner une amende dont le montant peut atteindre un maximum de 1 500 euros.

Qu’est-ce que la désobéissance civile ?

C’est le refus assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugés iniques par celles et ceux qui le contestent, tout en faisant de ce refus une arme de combat pacifique.La désobéissance civile s’envisage comme une action collective. Selon Hannah Arendt, “loin de procéder de la philosophie subjective de quelques individus excentriques, la désobéissance civile résulte de la coopération délibérée des membres du groupe tirant précisément leur force de leur capacité d’œuvrer en commun”.

Qu’est-ce que l’état de nécessité ?

L’état de nécessité est une notion juridique, indissociable de celle de désobéissance civile, qui consiste à autoriser une action illégale pour empêcher la réalisation d’un dommage plus grave. Selon l’article 122-7 du code pénal, “n’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace”.

Actions simples

  • Cibler les pompes d’une station service et s’organiser pour qu’il y ait toujours des autocollants collés dessus
  • Déambuler en homme/femme sandwich avec des slogans devant la station service

Actions plus élaborées

  • Détourner, parodier les pubs et slogans de Total.
  • « Total, vous ne viendrez plus chez nous par hasard » remplacé par « Total, vous n’irez plus polluer par hasard »
  • « Total, engagé pour une meilleure énergie » remplacé par « Total, engagé pour une énergie plus sale »
  • Ré-habiller une station Total avec les autocollants géants : sur les pompes, les panneaux d’affiche et les vitrines des boutiques.
  • Installer une grande banderole sur le toit des stations service avec le message : « Stop aux gaz de schiste ».

Voir en ligne :