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Sofiproteol-Avril
L’agriculture n’est pas notre métier

L’exigence citoyenne concrète

Le retrait de Sofiprotéol-Avril des projets d’usines de 23 000 porcelets des Sables-d’Olonne (Vendée) et de Trébrivan (Côtes-d’Armor)

Prochaines actions :

Rassemblement sur place le 4 avril 2015 (lieu et heure à venir).
Actions de boycott de Lessieur, Matines et Puget le 3 avril.

La pieuvre de l’agro-industrie française

Sofiprotéol-Avril est un géant français, méconnu, de l’agro-industrie : 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 8 300 salarié-e-s et 77 sites de production en France. Sofiprotéol-Avril est également le leader français des agrocarburants. Il détient des marques comme Lesieur, Puget et Matines, et produit aussi bien des volailles et des porcs que des cosmétiques. OGM, plantes mutées, monocultures, accaparement et concentration du foncier, chimie « verte », fermes-usines, génétique animale, méthanisation industrielle, financiarisation de l’agriculture... figurent dans ses domaines d’activité.

Le groupe est dirigé depuis 15 ans par Xavier Beulin, l’actuel président de la FNSEA, syndicat agricole majoritaire qui murmure à l’oreille du ministère de l’agriculture. Ses activités agro-industrielles sont regroupées au sein du nouveau groupe Avril. Sa filiale, Sofiprotéol, est un fonds d’investissement qui détient une centaine de participations dans les semences génétiquement modifiées, la production d’agrocarburants à partir de graisses animales ou encore la fabrication de nuggets pour 3 000 Mac Donalds en Europe.

Ses « usines des 23 000 porcelets »

Via sa filiale Sanders, Sofiprotéol-Avril est engagé avec d’autres partenaires dans un projet de maternité porcine de 890 truies à Poiroux, dans l’arrière-littoral des Sables-d’Olonne. À terme, cette maternité-usine prévoit la naissance de 23 000 porcelets par an.

Sanders, présente dans le montage sociétaire initial, a disparu du montage final au profit de l’une de ses filiales, la SARL Kerloann, qui est également engagée avec d’autres partenaires dans le projet, contesté depuis 2010, de « l’usine des 1 000 truies » à Trébrivan dans les Côtes-d’Armor !

Le projet de Poiroux est un clone du projet de Trébrivan : 890 truies et 23 000 porcelets par an pour chacune des deux maternités, seulement 3 salariés à Trébrivan, contre 4 prévus à Poiroux, avec des techniques de production industrielles avancées qui n’ont plus grand chose à voir avec l’agriculture.

Nous allons mettre la pression sur Sofiprotéol-Avril pour que le groupe se désengage de ces « usines des 23 000 porcelets », en relayant notamment la mobilisation des associations locales [1] contre ces deux projets, symboles d’un modèle agro-industriel désastreux et dépassé, qui a déjà conduit la Bretagne à sa perte et qui menace désormais la Vendée.

S’attaquer à ces maternités n’est-ce pas s’attaquer au monde paysan ?

Point de paysans dans ces projets, mais plutôt des « agro-managers », et quelques emplois précaires sur des chaînes d’élevages entièrement robotisées.
Ces « agro-managers » sont soutenus par des agro-industriels, comme Sofiprotéol-Avril, qui vendent l’alimentation animale, proposent des conseils sanitaires et techniques, fournissent des solutions de valorisation énergétique (méthanisation, photovoltaïque).
Les montages sociétaires complexes de ces projets ouvrent grande la porte aux investisseurs privés et sont un boulevard à la financiarisation de l’agriculture et à la dépossession des paysans de leur outil de travail.

Ces projets ne permettent-ils pas d’être compétitif pour faire face à la concurrence internationale ?

Non ! Ils sont financièrement très fragiles, sans compter qu’ils génèrent de nombreuses « externalités négatives » : chômage, destruction de l’environnement, malbouffe, dévitalisation des territoires très coûteuse à la collectivité. La course à la compétitivité et aux profits à court terme tire les standards de production vers le bas. Les animaux deviennent de simples marchandises dont il faut abaisser les coûts de production.
Une agriculture à taille humaine et respectueuse de l’environnement serait beaucoup plus performante, économiquement, socialement et sanitairement.

Visuels et autocollants

Documents joints

Actions simples

  • Coller des autocollants appelant au boycott sur les produits concernés, les caddies de supermarché ou en tête des linéaires des produits Lessieur, Matines et Puget ;
  • Distribuer une carte à glisser dans le porte-monnaie qui récapitule les différentes marques Sofiprotéol-Avril à ne pas acheter : Lessieur, Matines et Puget

Actions plus élaborées

  • Créer un chamboule-tout avec les différentes marques Sofiprotéol-Avril et des balles en forme de tête de cochons ;
  • Organiser une course poursuite dans les rayons avec des gens déguisés en poules ou en bouteilles d’huiles poursuivis par des personnes déguisées en cochon ;
  • Sur les linéaires des supermarchés, remplacer les produits Sofiprotéol-Avril par des produits à base de porc (ex. : boites de terrine ou de pâté) ;
  • Distribuer des questionnaires loufoques pour faire connaître les projets d’usines de 23 000 porcelets ;
  • Organiser des ateliers de fabrication de mayonnaise maison plutôt que d’acheter celles de lessieur ;
  • Proposer de remplacer des produits Lessieur, Matines et Puget par des produits bio équivalant en expliquant pourquoi.

N’hésitez-pas à nous envoyer vos idées d’actions.

Vous pouvez utiliser le formulaire ci-desssous pour envoyer un mail au service de presse de Sofiprotéol-Avril « l’acteur industriel et financier des filières des huiles et protéines ».

Voir en ligne :

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